Sans Pays Fixe

Duo de Francaises d'ailleurs entre Paris, Montreal, Tokyo, Saigon (Ho chi Minh Ville) et la Chine

29 juin 2008

Visiter les demeures imperiales japonaises (Delphine)

Si vous êtes de passage au Japon, et qu'une visite au Palais Impérial de Tokyo ou à la villa impériale de Katsura (spendide!!!) vous tente, vous trouverez à l'adresse suivante http://www.kunaicho.go.jp/e17/ed17-03.html
toutes les informations pour s'inscrire par internet aux visites guides et gratuites de ces lieux officiels.
Attention, la réservation du tour de visite est à demander à l'avance, si vous vous rendez au palais ou dans une villa sans votre permission d'entrée, vous ne pourrez pas y rentrer.

En prime, quelques photos de la villa impériale Katsuya à Kyoto en avril 2008 avec Pauline

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20 mars 2008

du cote de Kiyosumi- Delphine au Japon

Bonjour de Tokyo!

Quelques photos de ma promenade à l'autre bout de Tokyo, station Kiyosumi-Shirakawa.
Autant dire que ce coin est assez paumé, mais on y trouve un magnifique jardin japonais avec une maison de thé au bord d'un grand lac kiyosumi Garden et le Musée d'Art contemporain de Tokyo MOT

Les pieds dans l'eau, voici quelques photos de l'eveil du Printemps à Tokyo:

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Petite ballet des sakuras au tronc courbé: ils ont l'air de m'offrir une danse de printemps

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Les couleurs de la nature font de la résistance sous les nuages gris de Tokyo


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08 mars 2008

Deux Bretonnes a Tokyo - Delphine au Japon

Catherine et Véro sont passées me voir à Tokyo: petit week-end entre filles, expos, fous rire, grosse fatigue, pruniers en fleur et bons petits restaus.
Tout en image:

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Devant une créperie à Roppongi.


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Un squat d'artistes à Omotesando, avec des expos photos dans chaque pièce. Le dimanche à Omotesando, une faune de jeunes gens branchés se balade dans les rues, une fille en habit de Candy, une autre avec des énormes rastas multicolores, il y a des friperies en forme de cabane au Canada et le ciel est bleu...

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Les pruniers sont en fleur, les températures remontent...nos deux amies sont déjà HS avec plus de 15h d'affillées debout!

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Heureusement, je les ai emmenées manger de bonnes choses; voici la pomme de Blanche-Neige revisitée à la mode de Tokyo:

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A SUIVRE...


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25 février 2008

le grand coup de balai du printemps - Delphine au Japon

Samedi, je suis allée visiter des galeries à Ginza et dans l'après-midi, des rafales de vent traversaient les rues marchandes.Tous les vélos et panneaux sur pied étaient rabattus à terre.
J'ai su après en regardant la télé que c'était le haru ichiban, 春一番(はるいちばん)littéralement "le printemps numéro 1", un vent violent qui vient de Est-sud-est et va vers l'Ouest-Sud-ouest.
Il traverse le Japon pendant la période de l'établissement du printemps.
Mis à part le bruit et l'impression que le toit de mon appart va s'envoyer comme dans le début du Magicien d'Oz, j'ai toujours beaucoup aimé le haru ichiban, car il est synonyme pour moi de renouveau, il semble emporter avec lui, tous les tracas de l'année dernière, et fait table rase pour accueillir les bourgeons de pruniers en fleur et annonce des températures plus clémentes. Bref, le printemps tout simplement.

Si vous voulez voir à quoi cela ressemble, vous pouvez visionner cette video dans la cours d'une école.
Le vent était si puissant que les trains de la JR ont été retardés le dimanche 24 février.

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23 février 2008

Festival du film Francais a Tokyo

La prévente des billets a commencé.
Si vous êtes à Tokyo et en manque de la France en cinémascope.
Le rendez-vous annuel est là:http://www.unifrance.jp/festival/index_pc.php?langue=FRENCH

Sophie Marceau est à l'affiche de 2 films présentés et elle est l'une des actrices françaises les plus célèbres au Japon. Elle est le visage d'un gamme de produits cosmétiques d'ailleurs.

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On ne la reconnait pas sur cette photo, hein?

J'ai regardé la liste des films présentés, beaucoup de drames, thrillers et co. A croire que cette année, les films sont sponsorisés par les éditions du masque!
J'aurai préféré de quelques petites comédies pour égayer mon hiver à Tokyo, à vrai dire...à suivre.

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09 février 2008

Arts a Tokyo

Je suis dans ma période de sorties artistiques!
J'ai trouvé un site génial en naviguant sur internet : Tokyo Art Beat, TAB pour les initiés!
Ce site sur les expositions artistiques regroupent tous les styles: grandes expositions, artistes contemporains, spectacle vivant, multimédia et leur classification est vraiment très bien faite: par lieu, par genre, par prix de l'entrée (il y a plein d'expos gratuites dans des sympathiques petites galeries), par durée (on peut savoir tout de suite les expositions qui se terminent bientôt).
C'est ainsi que j'ai découvert la minuscule galerie Kikari (pas plus grande que mon appartement) dans une ruelle près de Shinjuku, loin des rumeurs de la ville. Les deux expositions que j'y ai découvert m'ont enthousiasmée, souvent les deux artistes aux oeuvres complémentaires y exposent en même temps. Etant donné que c'est une petite galerie...ce sont les artistes eux-mêmes qui accueillent les visiteurs et ainsi je peux faire d'une pierre deux coups, découvrir et poser des questions sur des oeuvres intéressantes présentées et en même temps, améliorer mon japonais en dialoguant avec les artistes présents!
L'entrée de la galerie Kikari est GRATUITE!!! Courez-y si vous passez à Shinjuku, cela vaut vraiment le détour.

TAB button

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03 février 2008

3 février 2008 Il neige sur Tokyo

Ce matin, je me suis reveillée au chaud sous ma couette; par la fenêtre en verre floutée, j'ai eu l'impression de voir quelques flocons de neige virevoltés dehors, j'entendais au loin le son frissonnant d'une pelle qu'on utilise pour déblayer un chemin. Me décidant à sortir de mon cocon, je voulais en avoir le coeur net et effectivement, un pays de neige s'était créé pendant la nuit, enveloppant Tokyo dans un grand manteau blanc, les flocons de neige continuaient à remplir le ciel et passait malicieusement par ma fenêtre lorsque je réchauffais ma soupe oden dans ma cuisine. Voici le jardin voisin à mon petit immeuble:

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Intrépide comme je le suis parfois, je me décidais à enfourcher mon vélo pour aller retirer de l'argent pour payer mon loyer et faire quelques emplettes. La neige ne tiendrait certainement pas dans la capitale nipponne, me dis-je naïvement. Attention, Imprudence! Prendre mon vélo dans des rues étroites où parfois les trottoirs sont inexistants et/ou indiqués par une bande blanche qui a évidemment disparu sous les 3 cm de neige, avec pour voisins de route des voitures et des bus roulants au pas, à moins d'avoir des idées suicidaires, c'est une expérience extrême que l'on pourrait qualifier du hors-piste en territoire citadin!
Au bout de 200m, je me decidais de pousser mon vélo plutôt que de m'entraîner au patinage artistique sur deux roues.

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Ceci est une rue de Tokyo, si si. On n'est pas au Canada...mais ça y ressemble presque. Si ça continue, j'investis dans des raquettes.

Voici le petit temple de mon quartier:

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Samedi soir, lorsqu'il ne neigait pas encore, avec Kana, Yuriko et Fabienne, nous sommes allées s'encanailler dans un izakaya organic (terme branché qui veut dire restaurant japonais macrobiotique où on ne mange pratiquement que des légumes bons pour le corps et l'esprit):

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C'était vraiment excellent, les plats sont très bien cuisinés, nous sommes loin de l'image des bols de légumes et de céréales complètes fades à la vapeur sans matière grasse. Je vous recommande surtout la salade détox, la tarte au potiron et les beignets de soja (on aurait cru à s'y méprendre de la vraie viande) à la sauce chinoise. J'ai aussi découvert pour la première fois du vin bio...intéressant.
L'ambiance, le cadre et le service était très sympathique et convivial. C'est une bonne adresse pour dîner Gaya Aoyama.
Le prix moyen par personne est de 3600 yens, inclus du vin.

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15 janvier 2008

l'acteur de Kabuki ou le sacerdoce théâtrale

Tous les mardis soir à 22H sur la chaîne de télévision NHK, il y a l'émission "Professionnels" qui présente un portrait d'un japonais, passé maître dans sa discipline avec des reportages sur sa vie quotidienne, son travail, des interviews sur un plateau télé.
La semaine dernière, c'était un sushiya-san qui a son restaurant à Ginza et qui vient de recevoir 3 étoiles au Michelin pour ses sushis.
Cette semaine c'était un grand acteur de personnages féminins du Kabuki.
C'est tout simplement passionnant.

L'acteur de Kabuki, dont je n'ai pas retenu le nom, danse depuis 50 ans, il a commencé à danser à 6 ans et malgré une condition physique fragile, une jambe plus petite que l'autre, une grande taille qui faisait rire le public quand il apparaissait sur scène à ses débuts, il n'a pas arrété à monter sur scène et a persévéré jour après jour pour développer sa technique.
C'est assez stupéfiant, comment un homme peut à ce point interpréter la féminité absolue sur scène, se déplacer, danser avec un éventail, porter plusieurs kimonos flambloyants avec la grâce et nous subjuguer:
Qui est femme, qui est homme?
Est-il possible que je puisse jamais atteindre cet idéal féminin même si je suis pourtant une femme!
Lorsqu'on le voit, se maquiller, recouvrir son visage de blanc, poser du rouge sur le coin externe de ses yeux, sur ses lèvres, dessiner des fins cheveux noirs au pinceau le long de son oreille, se transformer devant son miroir avec toute cette concentration, il peint sur son visage le personnage qu'il va interpréter. Cela me rappelle à quel point le théâtre est une chose merveilleuse et la scène un monde immense, à quel point j'aime le théâtre.
Au théâtre, on fait semblant, on fait tellement semblant que cela devient plus réel que la réalité, on arrive parfois à toucher à  autre chose, à l'invisible, lorsqu'on joue soi-même, on se sent bruler en soi une énergie,  on ressent la presence, l'émotion, l'attention de chaque personne en face de nous. Lorsqu'on est spectateur devant un merveilleux spectacle, on se sent en communion avec tout ce qui nous entoure, nos yeux ont l'honneur de se poser sur la beauté absolue, la perfection.
Cela me rappelle la sensation intense, ce sentiment d'être dans un cocon, être bien là dans un lieu magnifique lorsque je marchais sur la scène vide de l'Opéra de Massy, du temps où j'y travaillais, le seul plaisir d'arpenter une grande scène nue sans décor qui porte malgré tout les traces, les odeurs, le souvenir de tous les personnages qui y ont été interprétés, tous les artistes qui s'y sont produits, et de tous les spectacles à venir aussi. C'est très émouvant, un théâtre est comme une page blanche sur laquelle on peut écrire tout ce que l'on veut, inventer les univers les plus fous, y déployer toute son imagination.

On voit aussi cet acteur répété avec le livre de la pièce glissé à l'intérieur de son kimono, il note soigneusement ses répliques et le nombre de mots de chacune d'elles, pour se souvenir de tel ou tel passage difficile. Même si les pièces de kabuki ont été écrites il y a des siècles et sont inlassablement interprétées, même si le répertoire est gravé dans le marbre, les acteurs répétent les gestes, cherchent la perfection dans le cadre éternel du texte de kabuki. L'acteur dit qu'il tend tous les jours à la perfection sans jamais être complètement satisfait, car finalement atteindre la perfection, son idéal, c'est la fin, il n'y a plus rien après. Chaque jour, il va au théâtre, passe par l'entrée des artistes, sur une planche en bois est inscrit son nom et il pointe un petit bâton rouge surmonté d'une boule, il introduit ce petit bâton dans un trou sur la planche en bois, en bas de son nom, il prie, salue le concierge et va travailler.
Après chaque représentation, tous les acteurs viennent devant sa loge en tatamis et s'assoient sur les genoux et  font une courbette et le remercient d'avoir joué avec eux, il leur répond également assis à genoux en baissant la tête le plus près du tatamis.
Ensuite, il rentre toujours directement chez lui. Il dit ne jamais se projetter dans l'avenir, mais pense juste à demain car demain, dans la minute, dans la seconde, tout peut s'arrêter, son corps peut le lacher et il se peut qu'il ne puisse plus jamais danser, ni monter sur scène. Tous les soirs, il rentre chez lui et se fait masser , son corps tout courbaturé d'avoir porté des kimonos de plusieurs kilos (et dire que les Japonaises portaient ces habits de brocat de plusieurs dizaines de kilos il y a des siècles!!).
Tous les jours, sa vie est toute consacrée à son art, il va du théâtre à sa maison et de sa maison au théâtre. A-t-il une vie? A-t-il des amis? S'amuse-t-il? Ne vit-il pas comme un moine, un ascète voué à une seule religion: son art? Ca donne un peu le vertige.

La conclusion que je retire de cette émission passionnante, c'est cette force de concentration des Japonais, cette rectitude qui devient rigide, conservatrice et mortifère mais qui peut être également le chemin le plus rigoureux vers la perfection. Il y a plusieurs façons d'atteindre son but, certains Japonais ont la patience de répéter inlassablement le même geste, la même routine.
C'est également une valeur assez répandue en Asie et dans l'art en général, comme dans l'Opéra de Pékin ou les danses indonésiennes, ce qui nous est donné à voir est le fruit d'un très très long entraînement, de l'effort, tout est réfléchi, tout est travaillé, précisément. Ce qui parait simple est la chose la plus difficile, ce qui impalpable demande le plus d'efforts.

Il existe un proverbe japonais :ishi no ue ni mo san nen 石の上も三年 si on s'assoit trois ans sur une pierre froide, à coup sûr, elle deviendra chaude! Conclusion: il faut faire des efforts et persévérer et ne pas perdre confiance.
Au Japon, certains passent plus que 3 ans à faire des efforts...ils le font toute leur vie!

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03 janvier 2008

Nouvel An 2008 à Tokyo

Le 31 décembre et les premiers jours de janvier, tous les Japonais passent à la nouvelle année en famille au chaud, à la maison.
A partir du 1er janvier et pendant une semaine, on va faire une visite au temple shinto pour aller prier, tirer sa petite prédiction puis grignoter dans les petits stands de nourriture dans les allées du temple.
A la télé, on regarde les téléfilms, les films japonais à l'eau de rose, les émissions de variété à la Pascal Sevran ou les émissions comiques.

Avec Julie, nous sommes allées visitées le temple 増上寺 Zojoji mais c'était un temple bouddhique en fait. C'était sympa et à la tombée de la nuit, on a pu faire de jolies photos:

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C'est l'année du Rat, les menuisiers près de la station Egota ont réalisé une peinture géante sur un panneau de bois pour la nouvelle année
!

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23 décembre 2007

une journée sur terre

Vous vous demandez ce qu'une fille peut bien faire le week-end du 23 décembre à Tokyo, Nerima Ku.
???

Attention, c'est du lourd.

bonjour_les_amis

J'ai mangé des patates douces avec du thé vert bio après une soirée très arrosée chez Yuko et en regardant un super dessin animé avec pour personnages principaux des gouttes: y a la goutte de larmes, la goutte mignonne rose, la goutte de sueur du mangeur de curry, la goutte de morve (beurk), la goutte arc-en-ciel du dragueur (si si). L'avantage des dessins animés au Japon c'est qu'ils sont tous synchro avec le calendrier, et le thème de la journée était: la fête de Noël!! Ca change du sapin de Noël de Madame est servie en plein mois d'août sur M6 (comprendra qui voudra).
La veille au soir, on était 6 et tous célibataires, en mangeant du fromage, du pain, de la salade avec des country potatoes, on a enchaîné au moins 6 bouteilles inclus du champagne.
Y a un type que Yuko a dénommé M. Bizarre (je peux faire de la délation sur ce blog, il ne parle ni ne lit le français hihihi) qui s'est un peu invité en soudoyant les coordonnées de Yuko à un ami commun. On a bouffé de rire avant qu'il n'arrive. Il est guide de montagne, traducteur d'anglais, et fume des cigarettes, trouver l'erreur.
J'ai carburé au Coca light.
On a parlé de notre idéal amoureux, chacun est devenu écarlate à cause de l'alcool à tour de rôle pendant la soirée.
J'ai découvert la différence linguistique entre shinsetsu (gentil dans le cas d'un service rendu, emploi très formel donc superficiel) et yasashii (gentil dans un sens plus profond et plus sincère). Super, je pourrais le ressortir à mon dentiste: sensei wa honto ni yasashii desu, domo arigatou gosaimasu.

Ensuite, j'ai lutté pour ne pas me jetter sur les chaussons aux pommes industriels, mais bon, finalement, cela n'a servi à rien puisque j'ai avalé une boite de choucroute Williams Saurens (merci Phil).

Ensuite, j'ai étendu mon linge. Il pleuvait encore le matin, aucune envie de mettre un pied dehors, juste tendre le bras pour retirer le linge glacé de ma machine à laver en résidence sur le balcon (oui au Japon, on peut mettre sa machine à laver sur le balcon pour la punir).
Pour me réconforter de ma fonte de graisse, j'ai fait mon petit défilé perso en sortant de derrière les fagots deux robes de soirée qui me boudinaient à mort il y a 5 ans!!! Ah Ah Ah

Puis, je me suis mise à intervalle régulier de la crème anti-acné pour combattre les boutons de la beuverie de la veille.

J'ai écrit des petits mails, j'ai fait la sieste puis je me suis dit que c'était mieux d'allumer la télé pour améliorer mon japonais en même temps que j'attendais désespéremment que quelqu'un se connecte sur internet. J'ai aussi noyé ma solitude en éclatant de rire toute seule en lisant le blog bd de Pénélope Jolicoeur, lien à trouver sur le blog de ma chère Eskarina (colonne de droite) et j'ai découvert le blog de Paprika, une amie de Paris qui fait de très beaux dessins http://pouletteaucurry.free.fr/paprika/.

Il est 20h30, Ami vient de se connecter sur skype, Waouuuh. Il est 12h30 à Paris.
Heureusement que j'ai fait la sieste.
Je pense que ma vie à Paris ressemblerait beaucoup à cette vie à Tokyo, sauf que j'appellerai plus vite une copine au téléphone pour se faire un restau ou une sortie.

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