25 mai 2008
rions un peu! (Delphine)
Bonjour!
Voici la chanson qui a representé la France à l'Eurovision, Divine de Sébastien Tellier...nous avons terminé 19ème!
Personnellement, je trouve ce clip tordant, j'adore cet esprit décalé mais l'Eurovision n'est-elle pas une compétition kitschissime en elle-même? Et la mélodie rentre dans la tête même si au début, ce genre de disco-techno n'est pas notre tasse de thé.
09 mai 2008
31è anniversaire
8 mai : Soirée en famille et avec des amies et leurs enfants au restaurant Nam An, rue Suong Nguyet Anh, 1er arrondissement.
J'ai eu 2 vêtements (dont celui que je porte) par ma belle-mère et ma belle-soeur, un pendentif et un livre par mes copines (je vais lire le Prix Nobel 2006 de litérature...un jour, quand Ping le lira pour moi?), des sourires de Ping et samedi soir Tuan et moi sortiront en amoureux!

Assiette d'entrées de Tuan. Tous les plats étaient délicieux et délicats, mais j'ai pas pu les prendre en photo, snif :(
-Trop drôle! Mais je ne me souviens plus quoi...:p
-Ping a déjà plein de copines folles de lui!
-Tuan et Ping portent la même chemise! Elle a été offerte à Ping très récemment par Thanh et Leanh, nos cousins de Montréal :)
18 avril 2008
De la difficulté de mesurer un bébé - Sylvie au Vietnam
J'ai emmené Ping à l'hôpital franco-vietnamien cet après-midi pour ses rappels de vaccins, et c'est l'occasion de le mesurer et de le peser. Comme bébé Ping est dynamique (= champion du jogging sur place/ la pédiatre l'a bien noté, c'est tout dire), et que l'infirmière n'a pas que ça à faire, le temps de dire OUF, et pendant que je remplis la paperasse, elle indique déjà à ma belle-mère: '' 62 cm...6,4kg ''...sauf qu'elle a oublié de soustraire les 200 grammes de la couche et des vêtements de Ping. Une mère sent certaines choses, c'est bien connu. Encore un peu et la pédiatre me faisait la morale car elle pensait que Ping faisait 6,4 kg une fois les 200 g soustraits. '' Attention, il grossit un peu trop vite, il pourrait devenir obèse plus tard.'' Par solidarité avec son équipe, la pédiatre ne m'a pas tout de suite cru (une mère devine des choses, vous savez). J'insiste donc pour repeser Ping tout nu devant ses yeux.
Voici ce que donne la courbe de croissance de Ping pour le moment, si on devait se fier aux mesures de l'hôpital FV de HCMV:
-A la naissance: 50 cm
-A 1 mois: 58 cm (!! -Ping pourrait postuler pour une place dans le Livre des Records)
-A 1,5 mois: 57 cm (hum...Du jamais vu, en effet)
-A 2 mois: 59 cm (Ouf!)
-A 3 mois: 62 cm (Je vais aller acheter un mètre de couturière demain et mesurer moi-même)
A suivre...
Ping a eu 3 mois hier! Photo de famille pour marquer l'événement, bien sûr:
14 avril 2008
Dur, dur d'être un bébé au Vietnam- Sylvie au Vietnam
Des nouvelles de Ping et de sa maman: A bientôt 3 mois, Ping mesure 60 cm pour un peu plus de 6 kg, il est en pleine forme (le jour comme la nuit, hum!-il ne fait pas encore ses nuits et réveille sa maman 2 fois pour téter) et a commencé à ''parler''!
Nos conversations sont l'occasion pour lui de décliner ses voyelles ouvertes: ah, euh, eh, ah-ou, eh-oh...Ping soupire parfois: Heeeey. Pleure souvent: Héé-Hein-Haa.
Saigon n'est vraiment pas une ville pour élever des enfants: on peut compter sur les doigts d'une seule main les fois où je suis sortie avec Ping en ville. Il fait trop chaud, il y a trop de pollution, trop d'embouteillages, trop de poussière...Bref, l'environnement est hostile.
Je me suis fait prendre à partie par une voisine d'un certain âge qui m'a vue porter Ping devant chez nous car il semblerait que certaines Vietnamiennes croient dur comme fer que porter son bébé trop et trop tôt apporterait des varices à l'âge de la ménopause...Merci du conseil, madame, mais je ne suis pas d'ici =P et tant pis si porter mon bébé me donne des varices ou me fera perdre plus de cheveux plus tard.
09 avril 2008
île déserte - Delphine au Japon
J'ai fait récemment une matinée île déserte: pas de réveil, pas de programme précis, pas d'internet, pas de téléphone portable...le bonheur!
Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où nous devons tous être connectés, joignables, mobiles. Finalement, si on nous greffe un circuit électronique dans la main ou le bras, ça ne va pas changer grand-chose car nous sommes déjà tous des esclaves de la technologie.
L'autre jour pour aller au pique-nique sous les cerisiers en fleur, j'ai tellement fait attention à ne pas oublier mon téléphone portable car plusieurs amis devaient me rejoindre, que j'en ai oublié mon porte-feuille!! Je n'ai pas pu acheté un billet de métro JR pour aller à Harajuku et 'ai du traversé à pied Meijigun le sanctuaire shinto qui ressemble à un coin de forêt pendant 20 min.
Quand j'ai raconté ma super marche à pied à Eric, il m'a répondu: "C'est clair, sans portable, tu es mort!"
06 avril 2008
sakura sakura- Delphine au Japon
Ce dimanche, il fait un temps magnifique, ciel bleu, 20 degrés au thermomètre...un jour idéal pour voir les fleurs de cerisier s'envolent dans les rues.
J'avais bien un itinéraire de sortie: yoyogi-omotesando-aoyama-akasaka mitsuke mais finalement, la paresse m'a fait rester dans le périmètre de mon appartement.
Un moment donne après une sieste matinale (oui, je ne fais pas de grasse matinée normale, je me lève tôt le dimanche, fait le ménage, range, regarde la télé, prend mon petit déjeuner, ma douche puis...je me recouche jusqu'à midi), je me suis dit que je n'avais pas envie de marcher dans les rues bondées et de lever les yeux comme tout le monde.
La période des cerisiers en fleur, c'est comme la plage en été, sous prétexte que c'est LE MOMENT, tout le monde a la même idée et s'agglutine ensemble dans les mêmes lieux au même horaire. Le conformisme est déprimant et vive l'existentialisme!
Je ne déroge quand même pas a la règle du sakura mania, qui a un effet encore plus puissant sur moi que l'allergie au pollen.
Cette année, je monte en gamme et j'ai goûté aux cocktails sakura blossom (liqueur de cerise et champagne) au sakura café de Midtown Roppongi et zansakura (une sorte de baileys a la cerise) au 53ème étage de la tour de Roppongi.
Ce dimanche, je suis allée dans ma pâtisserie japonaise à côté de la gare. La poésie du Japon veut que les patisseries suivent le rythme des saisons: gâteaux au potiron en automne, au marron en hiver, à la fleur de cerisiers au printemps, gelées aux fruits en été...
J'ai acheté des sakura mochis (douceur à la pâte de riz fourrée à l'haricot blanc et au sakura et entourée d'une feuille de shisho) et un petit gâteau japonais sakura jun no busse 桜旬のブッセ qui a une forme ronde rappelant les doriyakis, ce gâteau est composé de pâte de cerises et haricots blancs avec des petits morceaux de fleurs de cerisiers incrustées, entre deux délicates génoises roses pales qui fondent dans la bouche comme des nuages. Divin avec du thé vert.
Si vous passez au Japon en début du mois d'avril, je ne peux que vous recommandez de goûter à toutes ces petites inventions culinaires au goût unique et que vous ne trouverez nulle part ailleurs qu'au Japon.
12 novembre 2007
Un homme extra-ordinaire
Je sais que ce n'est pas bien de copier-coller sur le net, mais cet article cela bientot payant sur le Monde, alors que je le considère comme étant d'utilité publique.
C'est une tres belle histoire, une lecon de vie admirable. Ca me bouleverse tout simplement parce que cela parle de générosité, de chance, de persévérance.
Ce garcon a mon âge...je me demande ce que j'attends pour faire des grandes choses comme lui.
Portrait paru dans le Monde:
Drôle d'endroit pour une rencontre avec Chay Lo. Dans cette brasserie du quartier de la Madeleine à Paris, choisie pour les exigences de la photo, le plateau de fruits de mer coûte plus de deux mois d'un salaire moyen au Cambodge. Il en faut plus pour perturber le sourire rayonnant de ce Cambodgien d'origine pauvre qui a obtenu le diplôme d'ingénieur des Eaux et Forêts en France. Chay Lo, plusieurs fois miraculé, sourit toujours.
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Sa vie, pourtant, aurait pu - aurait dû - se terminer brutalement il y a onze ans. A mille lieux de Phnom Penh, dans sa boutique de la rue Auguste-Comte à Lyon, Mine Dumas, antiquaire spécialisée dans les bois dorés du XVIIIe siècle, reçoit alors un coup de fil très urgent : "Trouve-moi vite un chirurgien pour sauver un garçon qui a le poumon écrasé par une tumeur. Il ne peut pas vivre et on ne peut pas l'opérer ici, je m'arrange pour le visa", lui dit sa nièce, Virginie Legrand, volontaire de l'association humanitaire Enfants du Mékong.
Quelques jours et mille tracasseries plus tard, Chay Lo est opéré au Centre cardiologique du Nord, à Saint-Denis. Le professeur Bernard Andreassian sort de ses poumons une tumeur - non cancéreuse - de 5 kilos. Les jours qu'il passe entre la vie et la mort paraissent interminables à ses bonnes fées. Elles organisent enfin sa convalescence en France, dans la famille du docteur Patricia Labourier, un médecin français qui a fondé l'association Aide aux enfants cambodgiens.
Cette douleur aux poumons, qui lui tenaillait les côtes et le dos, Chay Lo la supportait en silence depuis des années : dans cette famille de 5 enfants, les soins sont hors de portée. Sa mère élève des vers à soie et tisse des foulards, son père exploite 2 hectares de rizières. Pas de quoi nourrir tout le monde non plus, ni étudier. Lo a reçu de son père le même conseil que tous les enfants pauvres : "Si tu veux étudier, va à la pagode." Hébergé par une femme bonze dans la pagode de Sisophon, il suit les cours avec facilité et réussit son bac.
Lors de son premier pied de nez à la mort, Chay Lo avait 12 ans : "Je gardais les vaches de mon père et elles ont traversé la rivière. Je les ai suivies. Je ne savais pas nager." Un ami l'a sauvé au moment où il coulait à pic. "C'est ce qui explique sa peur panique de l'eau", raconte sa marraine, Mine Dumas, qui l'a accompagné à des séances de natation, afin de rééduquer ses poumons...
Brillant, Chay Lo a été admis dans la plus grande école du pays, l'Institut technologique du Cambodge (ITC), où il s'est spécialisé dans la gestion de l'eau. Sorti deuxième, alors qu'une bourse d'Etat permet au seul premier de poursuivre des études à l'étranger, il est à nouveau repêché. Son réseau d'amis français l'aide à continuer son cursus à l'Ecole nationale du génie rural et des eaux et forêts (Engref) à Paris et à Montpellier. Sa ténacité, son imagination et d'autres hasards bienheureux ont fait le reste.
Chez son amie Virginie Legrand, il rencontre François Jaquenoud, un ancien associé d'Andersen Consulting. Tous trois évoquent l'eau boueuse des mares et des rivières cambodgiennes que les villageois sont réduits à boire. Leurs bactéries tuent des enfants par milliers. "Est-ce qu'il n'y a pas un moyen de purifier cette eau ?", demande Chay Lo. Le père de Virginie, ingénieur, a inventé pour une famille allemande, qui produit du fromage de chèvre dans la Drôme, un système de filtration de l'eau de source par ultra-violets, alimenté par des panneaux solaires. Mais le dispositif, que le petit groupe part observer sur place, ne peut être utilisé tel quel. Son adaptation sera l'objet du mémoire de fin d'études de Chay Lo. "Ce qu'il a mis au point, c'est un vrai progrès dans le traitement de l'eau potable, avec des modules faciles à réaliser et à exploiter", dit, admiratif, Gillian Cadic, enseignant à l'Engref à Montpellier. "Il a beaucoup de détermination dans ses projets, mais il est presque trop discret. Il nous demandait trois fois rien", observe-t-il.
La France l'a pourtant changé, bousculant sa discrétion et sa réserve : "Au Cambodge, on ne parle pas beaucoup, et pas de soi-même. On a beaucoup de respect pour les gens importants et riches. Il faut beaucoup de courage pour taper à leur porte", explique-t-il. Il se sent "plus à l'aise" depuis qu'il est venu en France. "Il s'est mis à parler depuis qu'il a fait les Eaux et Forêts. Il écrit des choses sur lui, maintenant. Mais il ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit", témoigne sa marraine, qui a assisté, émue, à son mariage l'an dernier au Cambodge. "Je suis extrêmement fière, car il a pris quelque chose chez nous, c'est de ne pas se laisser déstabiliser par les problèmes. Cela va à l'encontre d'un certain fatalisme qu'on trouve dans son pays", conclut Virginie Legrand.
La douceur, elle, reste. "On ne dit pas les choses frontalement au Cambodge, il ne faut pas perdre la face. Dans les villages, Lo sait dire les choses à la khmère, en passant par une tierce personne par exemple. Il explique et réexplique patiemment...", raconte Marie Yen, une ingénieure française, volontaire de 1001 fontaines pour demain, qui revient d'un séjour d'un an au Cambodge. Aujourd'hui, l'association a installé 11 stations, dont chacune fournit l'eau potable pour 1 000 à 1 500 personnes. Une famille devient opérateur de l'installation et les villageois achètent l'eau pure pour moins d'un cent de dollar le litre. Chay Lo, en prenant les rênes du projet au Cambodge, a refusé des propositions beaucoup plus alléchantes d'ONG mieux dotées, ou de grandes entreprises françaises. Il perçoit 500 dollars par mois. "Il pourrait faire fortune, mais il considère que, s'il est arrivé là, c'est qu'il a été aidé", témoigne François Jaquenoud.
Depuis l'enfance, il est convaincu qu'il doit "aider les gens pauvres plutôt que de ne travailler qu'avec des riches." Chay Lo demande : "Si tout le monde ne s'intéresse qu'aux grandes entreprises, qui va aider les gens dans les zones rurales ?" Une manière de rendre, avec le sourire, ce qui lui a été donné.
Adrien de Tricornot
Article paru dans l'édition du 09.11.07.
08 novembre 2007
faut rigoler un peu
Coucou,
Je ne peux pas résister à vous donner les liens de deux articles assez marrants, voire extrêment joussifs (je pèse mes mots) sur :
- le bonheur : http://www.liberation.fr/vous/289962.FR.php
- l'optimisme : http://www.liberation.fr/vous/289961.FR.php
Franchement, ces deux articles sont très bien écrits, et apportent une vision très acérée et pertinente sur nos petits désirs, aspirations.
A lire d'urgence, sans modération!
16 octobre 2007
Nous sommes heureux de vous annoncer...
…que la saison des pluies bat son plein à Saigon!
Au programme : orages, tonnerre, foudre, tempête ici et là, trottoirs inondés…
…et que nous attendons un heureux événement pour mi-janvier! (Il fallait bien que je revienne sur le blog avec une nouvelle de cette ampleur, sinon Delphine m’aurait poursuivie pour non assistance à blog déserté ;) )
Nous n’avons pas encore de nom, mais un surnom : Ping, comme dans ping-pong. Tout simplement parce que ses parents se sont rencontrés autour d’une table de ping-pong à Sherbrooke (Québec) et que depuis, je bats Tuan à plat de couture! (Ceux qui connaissent bien Tuan savent que ce n’est pas possible, et ils ont raison…Pourtant, dans mes rêves, je fais des top spin des 2 cotés et je retourne tous ses services!- Mais Tuan est vraiment un champion, c’est pour cela que je ne me lassais pas de le regarder jouer quand nous étions en résidences universitaires- *soupir nostalgique*).
Si vous avez des idées de nom pour un petit garçon, merci de me les faire parvenir. Nous cherchons un prénom français ou européen, la famille au Vietnam se charge du prénom vietnamien.
Ci-contre: Moi, à 5 mois de grossesse. J'en suis au 6è maintenant.
22 juin 2007
Bon pied, bon oeil
Quand Delphine m’a parlé du défi du pied gauche, je suis bien sur allée jeter un coup d’œil sur la chose chez May.
En voyant le chat noir et le pied gauche, je me suis rappelée que j’étais pas mal superstitieuse quand j’étais petite. Dans l’émission Winnie l’Ourson (FR3, le samedi soir? Je ne sais plus, ca fait longtemps…), les personnages terminent par une chansonnette et une fois, ils ont dit qu’il fallait se lever du pied droit pour que la journée soit belle. Je l’ai pris au pied de la lettre, évidemment. Pendant je ne sais combien d’années, j’ai scrupuleusement veillé à poser le pied droit en premier quand je me levais et les rares jours où j’oubliais, c’était la frousse que le sort me réserve un truc horrible. Merci les émissions de jeunesse…
Je vous rassure, ça va mieux maintenant.




