20 avril 2008
L'hôpital FV - Sylvie au Vietnam
Merci pour vos petits mots gentils chaque fois, les amis!
La particularité de 'hôpital Franco-Vietnamien est de fonctionner sur les mêmes standards que ceux de la France. Ainsi, les adhérents de la Caisse des Français à l'Étranger n'avancent pas les frais d'hospitalisation et ils reçoivent des feuilles de soin de la CFE pour les consultations. C'est en effet tout neuf, bien équipé, avec des médecins étrangers (en grande majorité, des Français) mais surtout des médecins vietnamiens qui doivent savoir parler au moins anglais et bien sûr des prix 10 fois plus chers que l'hôpital vietnamien public. Par exemple, une consultation chez le pédiatre pour Ping côute 650 000 dong (= 25 euros, au cours actuel) et son dernier vaccin 450 000 dong.
Les mauvaises langues, et elles sont nombreuses, disent que les médecins y sont nuls et qu'ils sont recrutés surtout pour leur anglais plus que pour leurs compétences...
Je dirais que les soi-disant meilleurs médecins vietnamiens que j'ai consultés en ville n'ont pas de temps à vous accorder: une consultation dure en moyenne 1 minute et parfois, elle se fait en groupe (vous imaginez?). Si tous les médecins formés par l'Université de Médecine finissent par exercer, et que des médecins '' moyens '' prennent le temps d'écouter leurs patients et suivent une procédure française, les patients qui ont les moyens d'aller à FV s'y retrouvent.
Comme la main d'oeuvre est encore bon marché et qu'il est possible de former du personnel de qualité, beaucoup de tâches sont '' déléguées '' par le médecin: ainsi, 2 dames sont chargées de peser et mesurer les enfants, effectuer les lavages de nez et toutes les piqûres.
Pour Ping, nous avons été très bien pris en charge médicalement (Gynécologie, Maternité, puis Pédiatrie) mais il a été impossible en 5 jours d'avoir une horloge dans notre chambre à la maternité, par exemple.
L'essentiel est que le bébé et la maman se portent bien, n'est-ce pas?
-Photo prise dimanche matin 20/04/08: Ping peut tenir quelques secondes sur le ventre avec la tête levée. Sur cette photo, il s'appuie sur ma cuisse et pose fièrement avec sa maman.
18 avril 2008
De la difficulté de mesurer un bébé - Sylvie au Vietnam
J'ai emmené Ping à l'hôpital franco-vietnamien cet après-midi pour ses rappels de vaccins, et c'est l'occasion de le mesurer et de le peser. Comme bébé Ping est dynamique (= champion du jogging sur place/ la pédiatre l'a bien noté, c'est tout dire), et que l'infirmière n'a pas que ça à faire, le temps de dire OUF, et pendant que je remplis la paperasse, elle indique déjà à ma belle-mère: '' 62 cm...6,4kg ''...sauf qu'elle a oublié de soustraire les 200 grammes de la couche et des vêtements de Ping. Une mère sent certaines choses, c'est bien connu. Encore un peu et la pédiatre me faisait la morale car elle pensait que Ping faisait 6,4 kg une fois les 200 g soustraits. '' Attention, il grossit un peu trop vite, il pourrait devenir obèse plus tard.'' Par solidarité avec son équipe, la pédiatre ne m'a pas tout de suite cru (une mère devine des choses, vous savez). J'insiste donc pour repeser Ping tout nu devant ses yeux.
Voici ce que donne la courbe de croissance de Ping pour le moment, si on devait se fier aux mesures de l'hôpital FV de HCMV:
-A la naissance: 50 cm
-A 1 mois: 58 cm (!! -Ping pourrait postuler pour une place dans le Livre des Records)
-A 1,5 mois: 57 cm (hum...Du jamais vu, en effet)
-A 2 mois: 59 cm (Ouf!)
-A 3 mois: 62 cm (Je vais aller acheter un mètre de couturière demain et mesurer moi-même)
A suivre...
Ping a eu 3 mois hier! Photo de famille pour marquer l'événement, bien sûr:
14 avril 2008
Dur, dur d'être un bébé au Vietnam- Sylvie au Vietnam
Des nouvelles de Ping et de sa maman: A bientôt 3 mois, Ping mesure 60 cm pour un peu plus de 6 kg, il est en pleine forme (le jour comme la nuit, hum!-il ne fait pas encore ses nuits et réveille sa maman 2 fois pour téter) et a commencé à ''parler''!
Nos conversations sont l'occasion pour lui de décliner ses voyelles ouvertes: ah, euh, eh, ah-ou, eh-oh...Ping soupire parfois: Heeeey. Pleure souvent: Héé-Hein-Haa.
Saigon n'est vraiment pas une ville pour élever des enfants: on peut compter sur les doigts d'une seule main les fois où je suis sortie avec Ping en ville. Il fait trop chaud, il y a trop de pollution, trop d'embouteillages, trop de poussière...Bref, l'environnement est hostile.
Je me suis fait prendre à partie par une voisine d'un certain âge qui m'a vue porter Ping devant chez nous car il semblerait que certaines Vietnamiennes croient dur comme fer que porter son bébé trop et trop tôt apporterait des varices à l'âge de la ménopause...Merci du conseil, madame, mais je ne suis pas d'ici =P et tant pis si porter mon bébé me donne des varices ou me fera perdre plus de cheveux plus tard.
09 avril 2008
île déserte - Delphine au Japon
J'ai fait récemment une matinée île déserte: pas de réveil, pas de programme précis, pas d'internet, pas de téléphone portable...le bonheur!
Aujourd'hui, nous vivons dans une époque où nous devons tous être connectés, joignables, mobiles. Finalement, si on nous greffe un circuit électronique dans la main ou le bras, ça ne va pas changer grand-chose car nous sommes déjà tous des esclaves de la technologie.
L'autre jour pour aller au pique-nique sous les cerisiers en fleur, j'ai tellement fait attention à ne pas oublier mon téléphone portable car plusieurs amis devaient me rejoindre, que j'en ai oublié mon porte-feuille!! Je n'ai pas pu acheté un billet de métro JR pour aller à Harajuku et 'ai du traversé à pied Meijigun le sanctuaire shinto qui ressemble à un coin de forêt pendant 20 min.
Quand j'ai raconté ma super marche à pied à Eric, il m'a répondu: "C'est clair, sans portable, tu es mort!"
06 avril 2008
sakura sakura- Delphine au Japon
Ce dimanche, il fait un temps magnifique, ciel bleu, 20 degrés au thermomètre...un jour idéal pour voir les fleurs de cerisier s'envolent dans les rues.
J'avais bien un itinéraire de sortie: yoyogi-omotesando-aoyama-akasaka mitsuke mais finalement, la paresse m'a fait rester dans le périmètre de mon appartement.
Un moment donne après une sieste matinale (oui, je ne fais pas de grasse matinée normale, je me lève tôt le dimanche, fait le ménage, range, regarde la télé, prend mon petit déjeuner, ma douche puis...je me recouche jusqu'à midi), je me suis dit que je n'avais pas envie de marcher dans les rues bondées et de lever les yeux comme tout le monde.
La période des cerisiers en fleur, c'est comme la plage en été, sous prétexte que c'est LE MOMENT, tout le monde a la même idée et s'agglutine ensemble dans les mêmes lieux au même horaire. Le conformisme est déprimant et vive l'existentialisme!
Je ne déroge quand même pas a la règle du sakura mania, qui a un effet encore plus puissant sur moi que l'allergie au pollen.
Cette année, je monte en gamme et j'ai goûté aux cocktails sakura blossom (liqueur de cerise et champagne) au sakura café de Midtown Roppongi et zansakura (une sorte de baileys a la cerise) au 53ème étage de la tour de Roppongi.
Ce dimanche, je suis allée dans ma pâtisserie japonaise à côté de la gare. La poésie du Japon veut que les patisseries suivent le rythme des saisons: gâteaux au potiron en automne, au marron en hiver, à la fleur de cerisiers au printemps, gelées aux fruits en été...
J'ai acheté des sakura mochis (douceur à la pâte de riz fourrée à l'haricot blanc et au sakura et entourée d'une feuille de shisho) et un petit gâteau japonais sakura jun no busse 桜旬のブッセ qui a une forme ronde rappelant les doriyakis, ce gâteau est composé de pâte de cerises et haricots blancs avec des petits morceaux de fleurs de cerisiers incrustées, entre deux délicates génoises roses pales qui fondent dans la bouche comme des nuages. Divin avec du thé vert.
Si vous passez au Japon en début du mois d'avril, je ne peux que vous recommandez de goûter à toutes ces petites inventions culinaires au goût unique et que vous ne trouverez nulle part ailleurs qu'au Japon.


