16 août 2006
Douanes
Mon avion a atterri à l'heure à Roissy et j'étais très excitée de revenir à Paris après toutes ces années. Je ne sais pas combien d'années ça fait exactement, mais en gros, un bon 5 ans que je n'ai pas pris le temps de me promener ne serait-ce dans mon quartier.
C'est le petit matin à Paris, jeudi 10 août, je dis au revoir à la gentille famille taiwannaise avec qui j'ai discuté pendant la dernière partie du voyage. Pour une fois, ma valise ne met pas de temps à sortir, je fais la queue pour sortir. Un bataillon d'agents des douanes contrôle au hasard. Pendant 10 secondes, ils laissent passer les gens, je regarde par terre, je baille, et zut..."Mademoiselle, vous pouvez approcher?"
Dans ma valise, j'ai un carton de 5 kilos de fruits frais et 10 autres kilos de nourriture (poisson séché, poisson mariné, etc...). Il me demande où je réside et je dis: "A Paris", il ouvre mon passeport et tombe sur ma carte consulaire et je demande si j'habite àau Vietnam ou en France finalement...Je bafouille et je lui explique que je suis résidente récente du Vietnam et que la France reste dans ma tête ma résidence principale. Bref, il me dit que je ne peux prendre qu'une cartouche de cigarettes et non 2, que la nourriture est strictement interdite. Ouf, je passe cette fois-ci! Comme la file est longue et lente pour arriver à la sortie, le dernier officier des douanes a le temps de me repérer. "Mademoiselle, vous pouvez ouvrir votre valise?"
Je le regarde bouche bée. Je lui dis que son collègue en bleu vient tout juste de me contrôler. Il se retourne vers celui-ci et finalement me dit OK. Je crois que je l'ai vraiment échappée belle sur ce coup-là. Un double contrôle!
Mes parents étaient on ne peut plus heureux de déguster de nouveau des fruits du Vietnam et mon frère François très heureux de savourer son demi kilo de bonbons.
Mariage au Vietnam: dossier déposé
Petite mise à jour :)
Le 28 juillet, je reçois mon acte de naissance, o joie! Elle aura mis 20 jours pour faire Paris-Ho Chi Minh Ville. Bon, l'enveloppe est très abimée sur un côté, comme si quelqu'un l'avait recollée (pas très habilement). Tout de suite, je fonce voir Tuan et on part chercher son certificat de célibat au poste de police du quartier, on le remplit puis on le fait tamponner par le chef du bureau et zou, en moto pour se rendre au bureau de traduction pour tous les documents. Alors là, mes bons vieux souvenirs de Chine resurgissent: un seul guichet pour les traductions en français, il se trouve que c'est le même guichet que pour l'anglais alors le monde afflue, et c'est la cohue. Le premier qui parvient tendre sa main vers l'employé a gagné, en gros! Et Tuan qui fait le poli, qui laisse passé des gens avant lui...Il est décidément resté trop longtemps au Canada.
3 jours plus tard, on revient chercher les documents. Même cohue.
Le dossier est complet alors direction le Consulat de France pour un premier dépôt. Maintenant, le consulat va publier les bans et en principe, au jour d'aujourd'hui, ils peuvent m'émettre mon certificat de capacité de mariage. J'irai le chercher à mon retour à Saigon :)
Ensuite, on recommence, encore un dossier à déposer mais cette fois pour la partie vietnamienne. Ce qui est un peu triste, c'est que mon mariage ne peut pas être célébré par un officier du consulat car Tuan n'est pas Français. Je les comprends quand même, ils seraient débordés vus le nombre de dossiers de mariage mixtes.
12 août 2006
une certaine idée de la France
Voici un lien vers l'entretien de Lady Laistee paru dans le Monde.
Cet article fait parti d'une série d'entretiens avec des gens influents: artistes, chefs d'entreprises, politiciens, écrivains... sur leur vision de la France d'aujourd'hui: ce qu'ils aiment et ce qu'ils aiment moins.
Chaque entretiens se terminent par un portrait chinois.
C'est passionnant et instructif, mais temporaire alors dépéchez-vous!
Et vous, si la France était un personnage de roman?
11 août 2006
Renouvellement de visa
Bonjour,
Nous sommes déjà au mois d'août, que le temps passe vite. C'est le moment du passage au vote de confiance à l'assemblée, autrement dit, est-ce que ma société veut-elle bien me garder pour que je puisse obtenir mon renouvellement de visa de travail?
Heureusement, ma demande est passée comme une lettre a la poste. Je suis vernie actuellement car je suis dans une entreprise ou je m'épanouie en utilisant mes connaissances linguistiques: francais, anglais et japonais, j'ai été augmenté (un peu) il y a quelques mois et je n'ai pas de problèmes pour gérer mon argent.
Cette situation au beau fixe, je ne l'ai jamais eu professionnellement en France. J'ai toujours vécu chez mes parents même en ayant un travail car mon salaire n'était pas assez élevé pour avoir mon independance et je n'ai jamais eu d'augmentation non plus.
Donc, ce matin, je me suis rendue comme l'année dernière au bureau d'immigration de Tokyo qui se situe a Shinagawa. Tout est tres bien indiqué et fleché pour se rendre à l'arret du bus où deux agents de transport sont chargés de recueillir les 200 yens du ticket de bus. Dix minutes plus tard, me voici en train de faire la queue à 8h25 devant le bureau d'immigration avec au moins 70 personnes avant moi!
La ponctualité est une qualité japonaise, à 8h30 pile les portes s'ouvrent et la queue disciplinée se transforme en mélée de gens qui foncent direct au guichet correspondant à leur requête.
Un employé vous donne des numeros de file et on peut s'asseoir tranquillement et terminer de remplir son formulaire car les guichets n'ouvrent en fait qu'à 9h.
J'ai le numéro 13, esperons que cela ne me portera pas malchance!
Autour de moi, j'entends parler chinois, anglais, d'autres langues que je ne connais pas. Et cela me renvoie en plein visage mon etat d'immigrée, je suis une immigrée française au Japon, ce pays ou on ne peut pas etre resident permanent (a moins d'avoir un dossier aussi long que le bras), ce pays où on est toujours etranger, gaijin même après 10 ans, 20 ans de vie au Japon, d'apres les témoignages de français que j'ai rencontré ici.
Un sentiment de tristesse, un petit vague à l'âme me pince le coeur. Pendant toute cette année, a vrai dire, je n'ai jamais pensé: "ah, je suis chez moi ici" ni "ah, je ne suis pas chez moi ici". Je suis au Japon, un point c'est tout.
Mais me voila, étrangère. Quel mot bizarre, saugrenue qui me vient a l'esprit.
Vers 9h15, mon numero clignote sur le panneau lumineux et je me dirige vers une employée tres aimable (vive l'administration japonaise!) qui recueille mes documents.
Pour un renouvellement de visa de travail au Japon vous avez besoin des documents suivants:
- formulaire de demande de renouvellement
- un certificat de travail de votre societe
- votre feuille d'imposition
- votre passeport
- votre carte de résident etranger
- une lettre de motivation en japonais (facultative apparemment)
J'ecris mon adresse sur la carte postale-reponse que doit m'envoyer le Bureau d'immigration. Et 5 minutes plus tard, je suis liberée.
